La publicité sur internet. Un mal pour un bien.

Les internautes sont très nombreux à utiliser des logiciels antipub, ou adsblockers. Mais quel est le coût de la surpression de la publicité ?

Le nombre d’internautes déclarants utiliser un adblocker est de 25%. Ces logiciels  anti-publicité permettent d’empêcher ces dernières de s’afficher sur vos écrans. Ils empêchent, dans les faits, certaines publicités sur internet mais pas forcément toutes. En effet, certains de ces logiciels ont passé des accords avec des sociétés de publicité.

L’argument premier était que la publicité sur internet était devenue invasive, pleine de Pop Up et que des fenêtres s’ouvraient sans notre volonté. Par la suite, l’internaute est devenu anti pub par principe. Pour autant, les médias proposant des services payants n’ont pas explosé. Au contraire, les internautes sont devenus adeptes du tout gratuit, notamment dans les médias et la communication. Et c’est maintenant tout un secteur qui est obligé de se réinventer. Et il le fait, car la gratuité à un prix. Certains navigateurs proposent même ces logiciels, par défaut.

La publicité sur internet s’est transformée et cachée

Si certains médias comme les GAFA s’en sortent (Facebook et Google notamment), ce n’est plus le cas des plus petitsmarketing web médias. Certains journaux ont décidé de repasser au payant avec plus ou moins de succès, comme Libération, quand d’autres PurePlayers ont décidé de ne proposer leur contenu qu’aux abonnés comme Médiapart. Mais pour le moment, les médias qui s’en sortent sont surtout des médias politiques et économiques, à forte valeur ajoutée immédiate. Qu’en est-il des médias plus généralistes comme dans le loisir, la famille,… ?

L’affiliation ou l’article sponsorisé

Le nouveau système de rémunération, de certains webzines, est passé sur un autre système. L’idée est de cacher la publicité dans le contenu. Pour cela, il, existe plusieurs possibilités. La première consiste à proposer à un client de parler de son produit, dans un article plus généraliste ou technique, en le mettant en valeur. On parle d’article sponsorisé.

La deuxième solution est d’écrire un article, sans parler de ce produit, de façon aussi explicite, mais en y insérant un lien. L’ancre (le texte) de ce lien peut inciter à acheter le produit. Ensuite, la société cliente reverse une commission au média. Par exemple, un média auto peut parler de l’intérêt d’une vidange moteur en accent son discours sur une marque d’huile en particulier. Mais celle-ci ne sera pourtant pas la meilleure.

Un problème de vérité.

On voit ici, que la suppression de la publicité, dite classique, a tout simplement provoqué un glissement de celle-ci dans le contenu. La conséquence est que le contenu du média se retrouve biaisé. L’internaute n’a plus accès à un contenu objectif, à une certaine neutralité. Ce qu’il lira sera dépendant de la publicité, du client du média.

Cette dérive peut donc nous faire réfléchir, tous individuellement, sur l’intérêt de supprimer les publicités de nos écrans. Elles permettent, en effet, de conserver une certaine objectivité et neutralité dans le contenu. Mais c’est aussi aux médias de rester sobres dans leurs publicités, de faire en sorte qu’elles ne soient pas invasives.

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